Le château de Nijo représente le pouvoir absolu des shoguns à Kyoto. Les dictateurs militaires et leurs samouraïs détenaient la réalité du pouvoir au Japon de 1185 à 1868, sauf durant un interlude de trois ans entre 1333 et 1336. Il faut bien dire que les militaires forçaient la main des empereurs et n’hésitaient pas à les renverser s’ils prenaient trop de liberté à leur goût. Les empereurs leur déléguaient alors théoriquement et de facto leur pouvoir lors des shogunats successifs Minamoto, Ashikaga puis Tokugawa. Les shoguns avaient une puissance absolue et même les empereurs ne sauraient les contredire.

C’est dans cette optique de le château de Nijo (Nijo-jo en japonais) a été bâti. Pensé en 1603 par Tokugawa Ieyasu puis achevé en 1626, il a servi de demeure kyotoïte aux shoguns de l’époque Édo. Les shoguns résidaient à Édo, actuelle Tokyo, mais ils leur fallaient une représentation dans la capitale impériale. Il fallait signifier leur pouvoir, surveiller l’empereur et s’assurer de son propre faste et de leur couche lors des visites shogunales à Kyoto. Le château de Nijo est d’ailleurs très proche du palais impérial.


Description de l’intérieur

L’enceinte fait 275 000 m2 dont environ 8 000 m2 construits. Elle est constituée de deux pavillons : Honmaru et Ninomaru et du jardin Seiryu-en. Le château est représentatif de l’Histoire du Japon. Il est en cela très bien conservé et fait partie du patrimoine mondial de l’humanité.

Vous avez appartements, salles de réunion, de travail et d’apparat tout le long des deux pavillons. Ninomaru est réputé être construit presqu’exclusivement en bois de cyprès. Le parquet émet une douce mélodie lorsque vous marchez dessus. « Le chant des rossignols » est causé par le frottement des planches sur les clous. Cela devait être pratique pour prévenir l’entrée de traîtres ! Deux fortifications successives et des douves entourent ce château. Mais à la différence des châteaux construits durant la guerre civile précédente (1477-1573 puis soubresauts jusque 1600), celui-ci semble plus fastueux, moins frugal comme le montrent aussi les nombreuses peintures murales. Les châteaux de guerre multipliaient les niveaux et les étages pour en rendre l’accès difficile. Le château de Nijo, lui, n’est basé que sur un seul étage, en plein pied. Bien-sûr, les lourdes portes et les remparts massifs le sécurisent.

Le château de Nijo est un des symboles de la Pax Tokugawa et de leur pouvoir sur le Japon, sur Kyoto et sur l’empereur. C’est aussi là que le dernier shogun, Tokugawa Yoshinobu a proclamé l’acte de remise de la réalité du pouvoir à l’empereur Meiji en 1867. Le visiter, c’est en savoir plus sur l’Histoire du Japon, des shoguns Tokugawa et de l’époque Édo. Vous venez le visiter ? Je vous attends !

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